Phobie scolaire : comment la détecter et la soigner ?

La phobie scolaire : un problème de santé infantile à prendre au sérieux.

La phobie scolaire ou refus scolaire anxieux, parfois complexe et difficile à identifier, touche de 1 à 5% des enfants scolarisés en France, du primaire au lycée. Il est possible que ce chiffre soit sous-estimé, selon une étude américaine suggérant que jusqu’à 25% des enfants peuvent éprouver des troubles anxieux liés à l’école au cours de leur scolarité.

La Phobie Scolaire : Un Problème De Santé Infantile à Prendre Au Sérieux

Mais qu’est ce que la phobie scolaire ou refus scolaire anxieux ?

La Classification Française des Troubles Mentaux de l’Enfant et de l’Adolescent R-2012 en donne cette définition  : « manifestation d’angoisse majeure avec souvent phénomène de panique liée à la fréquentation scolaire et interdisant sa poursuite sous les formes habituelles ».

Ce trouble se caractérise par une détresse émotionnelle réelle et une incapacité à se rendre à l’école, même lorsque le désir d’apprendre persiste. Il ne s’agit en aucun cas de caprices, mais bien d’une souffrance psychologique profonde. Si elle n’est pas détectée et prise en charge rapidement, elle peut entraîner des répercussions graves pour l’avenir de l’enfant.

Quelles sont les causes d’un refus scolaire anxieux ?

Les causes de ce refus scolaire anxieux, souvent cumulatives, comprennent principalement : 

  • l’anxiété de séparation (surtout chez les plus jeunes), 
  • les difficultés d’apprentissage (comme la dyslexie), la précocité, les handicaps
  • l’anxiété de performance académique due à une pression familiale, scolaire ou sociale, 
  • et le harcèlement, qu’il provienne de camarades ou d’un enseignant, affectant plus de la moitié des enfants souffrant de ce trouble.

Quelles que soient les raisons de ce refus, des mécanismes neurologiques similaires à ceux du stress post-traumatique sont observés, avec un organisme submergé par des hormones de stress de manière quasi chronique.

De quelle manière se manifeste le refus scolaire anxieux ? Les signes qui doivent alerter :

Le refus scolaire anxieux englobe une grande variété de situations et de manifestations, rendant complexe son appréhension. Mais on retrouve dans la plupart des cas un ou plusieurs de ces symprômes :

  • Une grande détresse émotionnelle (peurs, anxiété, attaque de panique)
  • Le refus catégorique d’aller à l’école (pleurs, supplications, refus de se lever)
  • Des phobies spécifiques comme la phobie d’aller aux toilettes à l’école mais qui cachent en général un problème plus large qui concerne l’école dans son ensemble
  • L’apparition de douleurs somatiques (maux de ventre, de tête, vomissements,
  • des troubles du sommeil et de l’alimentation
  • Un changement du comportement scolaire (visites régulières à l’infirmerie, école buissonnière, résultats en baisse)
  • Toutes ces manifestations s’estompent ou disparaissent pendant le week-end et les vacances

Quelles sont les conséquences possibles d’un refus scolaire anxieux ?

Les conséquences possibles d’un refus scolaire anxieux, s’il n’est pas pris en charge précocement, peuvent être : 

  • le décrochage scolaire
  • des chances de réussite académique réduites
  • l’évitement social
  • la claustration à la maison, 
  • des problèmes de santé mentale (dépression, nouvelles phobies), 
  • des difficultés d’insertion professionnelle et une précarité économique à long terme. 

En outre, la famille de l’enfant souffre également, avec un quotidien bouleversé avec des emplois du temps adaptés, un coût financier élevé pour une prise en charge souvent pluridisciplinaire, et un fort sentiment d’inquiétude et de culpabilité.

Que faire en cas de suspicion d’un refus scolaire anxieux ?

Écoute et bienveillance

En cas de suspicion de refus scolaire anxieux, il est essentiel d’observer, d’écouter et d’analyser. Ainsi, les symptômes, leur apparition et leur fréquence doivent être évalués, tout comme le contexte scolaire (chute des résultats, ambiance de classe) et social (isolement, harcèlement).

De plus, il est impératif que les parents et le corps enseignant écoutent l’enfant avec bienveillance et patience, afin qu’il se sente compris et que sa souffrance est prise au sérieux. En cas de confirmation du refus scolaire anxieux, une prise en charge médicale et psychologique rapide est nécessaire, avec des ajustements tant à l’école qu’à la maison.

Voici, les recommandations aux parents, de l’APS, l’association Phobie-scolaire.org :

  • faire une pause scolaire afin de stopper l’engrenage de l’angoisse de l’enfant et ainsi éviter qu’elle ne s’aggrave. Mais aussi pour dédramatiser, prendre un peu de recul et prendre le temps de faire les démarches nécessaires pour mettre en place un accompagnement adapté.
  • Consulter son médecin pour évaluer l’état de l’enfant, ses problématiques, ses besoins et obtenir un certificat médical.
  • Prendre rdv avec l’équipe pédagogique de l’école afin d’instaurer un dialogue et mettre en place des mesures d’aménagement du temps scolaire spécifiques à l’enfant. (comme par exemple un allègement des horaires, désigner une “personne refuge” à l’école ou un dispositif temporaire d’instruction à domicile) en vue d’une reprise progressive.

Pour plus de conseils et d’informations, vous pouvez consulter la Feuille de route de l’APS pour la prise en charge rapide de votre enfant.

La sophrologie, un soutien précieux pour réduire les symptômes de l’anxiété scolaire

En complément d’une approche médicale et psychologique, la sophrologie se révèle être un soutien précieux pour réduire les symptômes de l’anxiété scolaire. Adaptée aux besoins et au rythme de l’enfant, elle lui enseigne progressivement des outils pour : 

  • apaiser ses symptômes physiques et émotionnels
  • gérer le stress
  • développer ses ressources internes
  • améliorer sa qualité de sommeil
  • se détacher du regard des autres 
  • et se préparer avec confiance aux événements stressants à venir.

Le sophrologue, avec une écoute bienveillante dénuée de jugement, accompagne l’enfant dans l’appropriation de ces outils, renforçant ainsi sa capacité à gérer de façon autonome les situations anxiogènes. En progressant dans la gestion de ses émotions, l’enfant retrouve confiance en lui, favorisant un état de bien-être intérieur et rétablissant des liens positifs avec son environnement.

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Céline Calmettes sophrologue Maubec Vaucluse

Céline Calmettes – sophrologue thérapeute

et praticienne en sophro-analyse et thérapie par les mouvements oculaires

Spécialisée dans l’accompagnement des femmes et des enfants

07 50 22 13 18 

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